Infos pratiques

LIENS UTILES

Traveline, outil qui permet de planifier ses voyages à travers la Grande-Bretagne en train et bus, calcule toutes les correspondances. Le West Yorkshire propose un outil similaire (Journey Planner) plus précis mais qui a plus de mal à trouver les adresses (les codes postaux marchent mieux que les noms).

Welcome to Yorkshire, site officiel pour le tourisme dans le Yorkshire.

VENIR DANS LE YORKSHIRE

Avion

Le Yorkshire comprend deux aéroports, Leeds-Bradford et Doncaster-Sheffield. Leeds-Bradford est relié à Paris-Roissy et à de petits aéroports comme Dinard et Bergerac. Ryanair propose des vols au départ de Limoges et Montpellier. Doncaster-Sheffield est beaucoup plus petit, avec néanmoins des vols vers Paris-CDG. La ville de Hull possède elle aussi un petit aéroport, mais il est situé de l’autre côté de l’Humber dans le Lincolnshire (Humberside Airport), et il ne propose aucun vol vers la France.

Leeds-Bradford est relié aux villes de Leeds, Bradford et Harrogate par bus (compagnie Yorkshire Tiger). Doncaster-Sheffield est relié par bus à Doncaster et sa gare (voir Travel South Yorkshire). L’aéroport de Manchester, situé hors du Yorkshire à 90 km de Leeds, est beaucoup plus grand, avec de nombreuses destinations en France (Toulouse, Nantes, Brest, Marseille…). Il possède une gare qui permet de rejoindre facilement Leeds, York, Sheffield ou Middlesbrough (compter par exemple 1h20 de train pour aller à Leeds).

Train

Les grandes villes du Yorkshire sont bien reliées aux autres grandes villes anglaises, avec des connexions rapides (compter environ 2h entre Londres et des villes comme Leeds ou York). Depuis Londres, le Yorkshire est desservi depuis les gares de King’s Cross (Leeds, York, Hull, Harrogate…) et St Pancras (Sheffield). King’s Cross et St Pancras sont situées côte à côte, si bien qu’on peut descendre de l’Eurostar et prendre directement un train pour le Yorkshire. A moins de réserver longtemps à l’avance, les prix sont très élevés.

Les petites compagnies reliant Londres à des petites villes, comme Grand Central, sont souvent moins chères que les grandes compagnies comme Virgin Trains et TransPennines Express. Par exemple, pour faire Leeds-Londres, il est souvent moins cher de prendre un Grand Central Londres-Wakefield, puis un train local Wakefield-Leeds. Une autre astuce consiste à acheter deux tickets au lieu d’un, par exemple un Londres-Peterborough, puis un Peterborough-Leeds. Cela permet souvent d’avoir un prix global moins élevé qu’avec un ticket unique, et on peut rester dans le même train puisque les tickets ne se compostent pas sur le quai en Angleterre. Cette astuce n’est valable que sur les grands trajets et en réservant à l’avance.

Le site National Rail permet de consulter les horaires et d’accéder aux réservations. Le réseau de train étant privatisé, le site renvoie sur le site de la compagnie ferroviaire concernée. Il existe aussi plusieurs sites indépendants comme The Train Line qui proposent des réservations, mais ils prennent généralement une commission. En Angleterre, il y plusieurs cartes permettant d’économiser un tiers du prix des billets sur toutes les compagnies (hors heures de pointe), comme la carte 16-25, Two Together, Family and Friends ou Senior (adressées aux jeunes, couples, familles et plus de 60 ans). Chaque carte coûte 30 livres et est valable un an, il est possible de les acheter en ligne, voir cette page).

Car

Le car est une alternative très bon marché au train. Contrairement à la France où ce type de transport n’est qu’en développement, la plupart des villes anglaises ont une grande gare routière en plein centre-ville, facile à trouver et avec de vrais guichets pour prendre des renseignements. Voir le site des compagnies Megabus et National Express pour plus d’informations et pour réserver. Ces compagnies proposent des liaisons intérieures et aussi au départ de la France (avec traversée de la Manche en ferry). Les liaisons internationales de National Express sont faites avec Eurolines.

Ferry

Hull est reliée par ferry à Rotterdam et Bruges. Voir P&O Ferries.

SE DÉPLACER DANS LE YORKSHIRE

Train

Pour des informations sur les trains, voir plus haut. Sur des courtes distances, les prix sont fixes et il n’y a donc pas besoin de réserver. Pour des distances moyennes, par exemple entre Leeds et York, il est tout de même avantageux de réserver à l’avance, même la veille, car on peut encore obtenir des billets moitié moins chers.

Les allers-retours sont plus avantageux que les allers-simples, et ils font généralement presque le même prix. L’Angleterre possède un système d’heures de pointe (« peak ») et d’heures creuses (« off-peak »), les billets étant plus chers en « peak ». Le samedi et le dimanche sont toujours en off-peak, et pour les jours de la semaine, la limite dépend de la ligne et de la gare. Le meilleur moyen de savoir quand on peut voyager en off-peak est de regarder les horaires et les prix sur National Rail.

Tous les coins du Yorkshire sont assez bien desservis, parfois les villes ont même plusieurs gares. La compagnie la plus présente dans la région est Northern mais des liaisons sont aussi effectuées par TransPennineExpress, Virgin Trains ou Cross Country. Dans tous les cas, on peut voir les horaires et réserver sur National Rail.

Le Yorkshire comprend plusieurs chemins de fer touristiques. Ceux-ci empruntent des voies ferrées fermées à la circulation ordinaire, et ils utilisent généralement des locomotives à vapeur. Parmi ces chemins de fer, il y a NYMR dans les North York Moors, DVLR près de York, EHR à Elsecar près de Sheffield, E&BASR près de Bolton Abbey, Worth Valley Railway autour de Haworth, Wensleydale Railway dans les Yorkshire Dales, etc. La plupart sont des lignes assez courtes, mais certaines comme le NYMR sont suffisamment longues pour être utilisées pour voyager « normalement » entre deux villes. Les lignes appartiennent à des compagnies privées ; le billet est plus cher que pour les transports en commun habituels. Les lignes sont généralement fermées en hiver.

Bus

Le Yorkshire est parcouru par d’innombrables lignes de bus desservant presque le moindre village. Chaque comté a son réseau distinct, mais globalement ce sont des compagnies privées qui exploitent les lignes, comme pour les trains. Chaque compagnie a donc son propre système de tickets, qu’il faut acheter auprès du chauffeur.

Les compagnies vendent généralement des allers-simples, des tickets journaliers ou encore à la semaine. Un ticket acheté auprès d’une compagnie ne permet pas de voyager avec les bus d’autres compagnies. Deux comtés ont cependant un système de pass valable sur toutes les lignes et compagnies à l’intérieur de leurs limites, y compris dans les trains. Ces systèmes sont MetroCard pour le West Yorkshire et TravelMaster pour le South Yorkshire. Ces pass peuvent être achetés dans les gares routières.

Voiture

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Paysage de la Wharfedale près d’Ilkley.

La conduite à gauche mise de côté, l’Angleterre possède plusieurs spécificités dans son code de la route. Ainsi, les distances sont en miles (1 mi = env. 1,6 km) et les vitesses en miles per hour. En agglomération, la limite est fixée à 30 mph soit env. 50 km/h, en campagne à 60 mph (90 km/h), et sur autoroute (motorway) ou 4 voies à 70 mph (110 km/h). Les autoroutes anglaises sont gratuites. Les sorties d’autoroute sont parfois très rapprochées les unes des autres, et les numéros ne sont pas indiqués à l’avance, donc il faut rester vigilant pour ne pas se tromper. De même, sur les panneaux, les noms de ville sont souvent abrégés (par ex. Sheff’d pour Sheffield) et les Anglais indiquent plus volontiers les numéros de route que le nom des villes. Les routes de campagne sont souvent très étroites, avec de la place pour une seule voiture, mais les Anglais sont généralement courtois et se laissent passer facilement les uns les autres.

Le stationnement en Angleterre est régi par un système de lignes jaunes au sol. Une ligne jaune le long du trottoir signifie que le stationnement est autorisé uniquement pendant certaines heures (en général après 18h, consulter les panneaux). Deux lignes jaunes signifient que le stationnement est toujours interdit. L’absence de ligne autorise le stationnement à toute heure de la journée, mais des panneaux limitent bien souvent les places aux résidents ou aux arrêts rapides (moins de deux heures). Les parkings payants sont pour la plupart assez chers, même dans les villages, et on peut facilement payer jusqu’à 10 livres la journée. Les contrôles des tickets sont très stricts, et les amendes élevées (jusqu’à env. 100 livres). Pour trouver des places moins chères, on peut essayer de chercher des parkings gérés par les municipalités locales, qui sont moins gourmandes que les compagnies privées.

MÉTÉO ET SAISONS

Comme partout en Angleterre, la météo dans le Yorkshire est très variable et pluvieuse. La région a un climat assez proche de celui de la Bretagne ou de la Normandie, avec quelques degrés de moins. Il y a une certaine différence de climat au sein même du Yorkshire ; les régions d’altitude, et notamment les Yorkshire Dales, ont généralement quelques degrés de moins par rapport aux plaines, et la neige y est bien plus présente en hiver. Le Yorkshire est réputé pour être assez sec par rapport au reste du nord de l’Angleterre, car le massif des Pennines bloquerait les nuages venus de l’Atlantique.

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La Nidderdale au printemps.

L’été et le printemps peuvent offrir de superbes journées ensoleillées avec quelques petites canicules. Attention même aux coups de soleil lorsqu’on se promène dans les paysages sans ombre (landes, bord de mer…). Étant donné que le temps est toujours changeant, les moments de pluie ne durent pas trop longtemps. Le printemps et l’été sont des moments idéaux pour visiter les fameux parcs de la région et les espaces naturels, qui sont alors en pleine floraison. En été, les journées sont très longues (lever 4h35 et coucher 21h40 au solstice). Le printemps est très tardif par rapport à la France : on trouve encore des jonquilles en avril et les arbres ont vraiment leurs feuilles en mai.

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Les Yorkshire Dales en hiver.

L’automne et l’hiver peuvent aussi apporter de belles journées à ciel bleu et le thermomètre ne descend jamais très bas. En revanche, les journées sont très courtes (en décembre, lever de soleil à 8h20 et coucher de soleil à 15h45) et les paysages plutôt maussades en dehors du début d’automne lorsque les feuilles changent de couleur. La pluie dure facilement sur plusieurs jours, alternant crachin et grosses intempéries. En outre, de nombreux musées et châteaux ferment entre novembre et mars/avril. Pour profiter pleinement de la nature même après la pluie, ne pas hésiter à emporter des bottes en caoutchouc, les locaux en portent même parfois en ville.

HEBERGEMENT

Le Yorkshire comprend beaucoup d’hôtels et de bed and breakfast, situés surtout dans les villes, mais aussi à la campagne, dans les parcs nationaux. En saison touristique, tout peut être vite complet. On peut trouver des hôtels via Booking.com, et les B&B et autres guest houses peuvent aussi être parcourues sur bedandbreakfast.com. Les prix en B&B oscillent entre 20 £ et 100 £.

Dans les villes, on trouve facilement les chaînes d’hôtels internationales comme Ibis, mais il y a aussi beaucoup d’hôtels anciens avec plus de cachet, que ce soient des grands hôtels victoriens ou de plus petits établissements, comme des pubs qui ont conservé des chambres à louer. Les prix dans les hôtels en Angleterre sont généralement par personne, une chambre double prise par une seule personne sera moins chère que si elle est prise par deux.

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Mosaïque romaine à Aldborough.

A condition d’avoir les moyens, on peut passer la nuit dans quelques-uns des innombrables châteaux du Yorkshire, certains ayant été transformés en hôtels. Il y a par exemple Nidd Hall près de Harrogate, Hazelwood Castle près de Tadcaster, Cave Castle près de Beverley ou encore Swinton Park du côté de Ripon. Des organismes comme le National Trust proposent en outre des gîtes aménagés dans des lieux historiques.

Le Yorkshire compte assez peu d’auberges de jeunesse, surtout quand on sait que le Royaume-Uni est un des pays qui en a le plus. On en trouve plusieurs à York, mais Leeds et Sheffield n’ont que deux auberges chacune. Les prix en auberges tournent entre 10 £ et 20 £ même si on peut trouver un peu moins cher. Le petit-déjeuner est parfois inclus dans le prix. On peut utiliser Hostelworld pour trouver des auberges et réserver en ligne.

Le camping sauvage est interdit en Angleterre, à moins d’avoir l’autorisation du propriétaire du terrain. Il existe cependant beaucoup de vrais campings, dans les parcs nationaux et sur la côte. Ceux-ci peuvent souvent avoir un aspect assez laid, avec des rangées interminables de centaines de mobil-homes identiques, mais on trouve aussi des campings plus petits et accueillants. Voir campsites.co.uk.

VISITES

Le Yorkshire est une région où le tourisme est bien organisé, avec des offices de tourisme dans chaque ville et de nombreux endroits ouverts au public. Les sites intéressants sont généralement indiqués sur des panneaux routiers marron comme en France. La région possède son propre organisme de promotion touristique, Welcome to Yorkshire, et l’Angleterre et la Grande-Bretagne ont également chacune le leur (Visit England et Visit Britain).

Beaucoup de musées sont gratuits, et surtout dans les villes ; ceux qui sont payants ont des tarifs très variés, allant de 2 à 10 voire 15 livres. Les musées proposent généralement un tarif « normal » et un tarif plus élevé avec Gift Aid. Gift Aid est un programme gouvernemental qui permet aux musées de recevoir plus d’argent, mais en contrepartie cette somme ajoutée peut être déduite des impôts pour le contribuable britannique. Le Gift Aid n’est donc pas destiné aux visiteurs étrangers, même si certains musées tentent d’obliger les visiteurs à le choisir.

Beaucoup de musées sont fermés le lundi, voire un autre jour de la semaine, et les lieux à visiter ont souvent des horaires différents l’hiver et l’été. Beaucoup de châteaux et autres sites historiques sont tout simplement fermés à la visite hors saison touristique (à peu près de la Toussaint à Pâques), ou alors ils n’ouvrent que le week-end ou pour des événements spéciaux comme Noël. Les horaires des sites les moins visités sont assez limités, un grand nombre de musées et châteaux n’étant ouverts qu’entre 10h et 16h.

Beaucoup de sites touristiques payants sont gérés par le National Trust et English Heritage. Ces deux organismes pratiquent habituellement des prix assez élevés, et il peut être avantageux d’acheter leur pass annuel, permettant de visiter gratuitement tous leurs sites. Devenir membre du National Trust coûte 63 £ l’année, mais il y a des tarifs préférentiels et parfois des offres avantageuses. L’organisme possède plus de 500 châteaux et jardins à travers le Royaume-Uni.

Le pass annuel d’English Heritage coûte 52 £, avec aussi des offres et tarifs préférentiels. English Heritage propose en outre un pass spécial pour les visiteurs étrangers, valable pour une période plus courte. Les amateurs de châteaux et autres résidences historiques peuvent également envisager de devenir membres de l’Historic Houses Association, qui regroupe plus de 500 propriétés privées ouvertes à la visite dans tout le Royaume-Uni. La cotisation annuelle coûte 48 £ et ouvre les portes de nombreux châteaux du Yorkshire y compris Castle Howard. La plupart de ces châteaux sont privés et habités, et le catalogue de l’HHA permet de découvrir de petits bijoux hors des sentiers touristiques habituels.

Le Yorkshire attirant surtout un public anglais, les informations sont rarement en langues étrangères, en dehors des grands sites comme York.

QUE FAIRE DANS LE YORKSHIRE ?

Voir l’article Que faire dans le Yorkshire.

CARTES ET GUIDES

Pour explorer la nature et les parcs nationaux, il existe les cartes très précises de l’Ordnance Survey disponibles en librairie, ainsi que de nombreux livres référençant les itinéraires possibles, comme 50 Walks in Yorkshire publié par AA, équivalent du Michelin français. AA édite également un guide touristique très complet, à peu près le seul disponible en librairie sur la région, The AA Guide to Yorkshire. On peut aussi opter pour le Rough Guide consacré au Yorkshire.

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Hardraw Force près de Hawes.

Du côté des éditeurs français, le Yorkshire est malheureusement peu et mal abordé. On peut évidemment acheter Le Petit Futé Angleterre/Pays de Galles, le Guide Vert Angleterre ou encore le Routard Angleterre, mais aucun ne consacre d’édition au Yorkshire seul, et la région n’est pas décrite en profondeur. La palme de la honte revient d’ailleurs au Petit Futé, qui dans son chapitre « Yorkshire » parle du château de Leeds, alors que celui-ci se trouve dans le sud de l’Angleterre et qu’il n’a rien à voir avec la ville de Leeds. J’avoue une préférence générale pour le Guide Vert, publié par Michelin et toujours moins « fouillis » et plus agréable à lire que les autres. Il propose toujours des informations utiles, claires et intéressantes sur les lieux à visiter.

BIBLIOGRAPHIE

Avant une visite dans le Yorkshire, on peut bien sûr lire ou relire les romans des soeurs Brontë, natives de la région, et notamment Les Hauts de Hurlevent, histoire inspirée par la lande du Yorkshire. Aucun livre en français n’aborde la région et sa culture, mais il suffit de se rendre dans une librairie anglaise comme Waterstone’s puis d’aller au rayon régional pour trouver quantité de livres en anglais sur le Yorkshire. On en trouve sur tout : le dialecte, l’histoire, le chemin de fer, le sport, etc. Certains sont plutôt amusants et peuvent faire des souvenirs sympas à rapporter.

Les amateurs d’architecture peuvent se tourner vers les ouvrages de Nikolaus Pevsner (1902-1983), historien de l’art allemand naturalisé britannique. Ce dernier a publié un ouvrage sur chaque comté d’Angleterre, recensant les curiosités par localité. Son travail est très fouillé, et pratiquement chaque village a son article. Les grandes villes sont elles aussi bien détaillées, avec un résumé historique et un itinéraire reliant les divers monuments d’intérêt.

20180509_194847Les ouvrages de Pevsner suivent les limites administratives d’avant la réforme de 1974, ainsi le Yorkshire est divisé en trois tomes : Yorkshire: The West Riding (1959), Yorkshire: the North Riding (1966) et Yorkshire: York and the East Riding (1972). Des rééditions actualisées ont été publiées depuis, tout comme des guides séparés pour les villes de Leeds, Hull et Sheffield. Fidèles à la réputation des livres de Pevsner, ces guides sont très bien faits et ils permettent de découvrir des recoins peu connus et de comprendre l’histoire des lieux.

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